Opening Strategic Address by H.E. Mohamed El-Amine Souef Chief of Staff of the Chairperson of the African Union Commission
Opening Strategic Address
Africa at a Crossroads: Pan-Africanism, the Breakdown of the Global Order, and the Future of Collective Security Pre-AU Summit High-Level Dialogue Addis Ababa, 10 February 2026
H.E. Mohamed El-Amine Souef Chief of Staff of the Chairperson of the African Union Commission
Date | 10 February 2026
Distinguished guests, Excellencies, Dr Solomon Dersso, Director of Amani, Ladies and Gentlemen,
It is both an honour and a responsibility to address you today, on the eve of the 39th Ordinary Summit of the African Union, at a moment of profound significance for our continent and for the international system as a whole.
We meet under the theme “Africa at a Crossroads” because Africa is indeed facing a defining historical moment. The choices we make today will shape our position, our voice, and our agency for decades to come.
The global order on which Africa and the world have relied is undergoing a deep rupture. Multilateralism is under strain. Respect for international law is increasingly selective. Unilateralism, protectionism, and power politics are resurging, while geopolitical rivalries intensify. Global institutions, including the United Nations, face serious crises of legitimacy, effectiveness, and resources.
These developments are not distant from Africa. They directly affect our peace and security environment, our development prospects, and the credibility of the multilateral system on which we continue to depend.
At the same time, Africa is confronting serious internal challenges. Across the continent, violent conflicts persist and evolve, new forms of insecurity are emerging, socio-economic pressures are mounting, and democratic governance is under strain in several contexts. Of particular concern is the erosion of Pan-Africanism as a guiding political force underpinning continental solidarity, leadership, and collective responsibility.
History, however, reminds us that Africa has faced such crossroads before. At the end of the Cold War, the continent chose collective responsibility over fragmentation and transformed the Organization of African Unity into the African Union. Today, we are once again called upon to demonstrate that same resolve.
Africa can no longer afford to be a spectator in a rapidly changing world. The urgency before us is real. Our continent possesses immense strategic assets, including critical minerals essential for the global energy and digital transitions, vast economic potential, and a young and dynamic population.
Yet potential alone does not translate into influence.
dynamique dont les aspirations doivent trouver des réponses en termes d’opportunités, de dignité et d’inclusion.
Mais le potentiel seul ne suffit pas à conférer de l’influence.
Si l’Afrique reste confinée à l’exportation de matières premières et à la réaction face à des agendas définis ailleurs, elle continuera à occuper les marges des décisions mondiales, malgré sa position centrale dans leurs conséquences.
C’est précisément pourquoi l’Agenda 2063 demeure notre boussole stratégique. Sa vision d’« une Afrique intégrée, prospère et pacifique, portée par ses propres citoyens et agissant comme une force dynamique à l’échelle mondiale » parle directement à notre réalité actuelle. Reprendre cette vision exige que l’Afrique parle d’une seule voix, renforce sa cohésion et consolide ses institutions régionales et continentales.
La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue un instrument concret dans ce cadre. En renforçant le commerce intra-africain, en développant les chaînes de valeur régionales et en soutenant l’industrialisation, elle peut contribuer à transformer la richesse de l’Afrique en développement durable et en participation significative à la production mondiale à valeur ajoutée.
La paix, la sécurité et le développement sont indissociables.
Aujourd’hui, la sécurité collective doit être comprise de manière plus large et intégrée. Elle dépasse l’absence de guerre pour inclure la sécurité humaine, la souveraineté économique, la résilience climatique, la sécurité sanitaire et la stabilité institutionnelle. Dans ce contexte, la réforme de la gouvernance mondiale, en particulier du Conseil de Sécurité des Nations Unies, n’est pas symbolique pour l’Afrique. Il s’agit d’une question de légitimité, d’efficacité et d’équité. Un système qui ne reflète pas les réalités géopolitiques contemporaines ne peut assurer une paix durable.
L’Afrique, aux côtés du Sud Global, doit continuer à plaider pour un système multilatéral qui reflète le monde d’aujourd’hui, et non les configurations de pouvoir du passé.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
L’Afrique n’est pas en retard dans le cours de l’histoire. L’Afrique est au sein de l’histoire et de plus en plus au centre. Ce qui est requis maintenant, c’est la volonté politique de s’affirmer, la clarté stratégique pour agir collectivement et le courage de passer du diagnostic à la décision.
Ce dialogue pré-sommet offre un espace opportun de réflexion et d’alignement stratégique. Utilisons-le pour réaffirmer le Pan-Africanisme comme identité politique de l’Afrique et boussole directrice, et pour tracer un chemin collectif crédible.
Sans une Afrique forte, unie et engagée, il ne peut y avoir de sécurité mondiale durable ni d’ordre mondial équitable.
Je vous remercie de votre attention et me réjouis de nos délibérations.
If Africa remains confined to exporting raw materials and reacting to agendas set elsewhere, it will remain on the margins of global decision-making, despite being at the centre of its consequences. This is why Agenda 2063 remains our strategic compass. Its vision of an integrated, prosperous, and peaceful Africa, driven by its own citizens and acting as a dynamic force globally, speaks directly to our current reality. Reclaiming this vision requires Africa to speak with one voice, strengthen its cohesion, and reinforce its continental and regional institutions. The African Continental Free Trade Area provides a concrete pathway in this regard. By strengthening intra-African trade, developing regional value chains, and supporting industrialisation, it can help transform Africa’s wealth into sustainable development and meaningful participation in global value-added production.